Skip Ribbon Commands
Skip to main content

Garder espoir en dépit du pessimisme dans le secteur de l’énergie

2017-01-16


Point de vue de MNP : Même si le secteur pétrolier et gazier au Canada a été décimé par la faiblesse soutenue du prix des produits de base, le pays survivra et prospérera de nouveau, et d’autres occasions se présenteront aux communautés autochtones, selon un groupe de réflexion sur les politiques publiques d’Ottawa. La demande mondiale de pétrole rejoindra et dépassera de nouveau l’offre, ce qui entraînera une hausse des prix à long terme, tandis que les technologies novatrices et les stratégies de mise en valeur des ressources pourraient favoriser le développement économique et l’autosuffisance des Autochtones à long terme.

L’établissement de partenariats économiques et l’appui donné à la mise au point et à l’amélioration de nouvelles technologies permettant d’exploiter les nombreuses ressources naturelles du Canada nécessitent une analyse réfléchie et des stratégies détaillées pour s’assurer que les communautés tirent pleinement parti de ce développement. Prenez part au processus en collaborant avec des conseillers qui sont non seulement aguerris, mais qui sont également reconnus, qui ont bonne réputation et qui sont désireux de maintenir une communication transparente et continue avec vous et votre organisation.

Pour en savoir davantage sur la façon dont MNP peut vous aider, communiquez avec Clayton Norris, Vice-président, Services aux Autochtones, au 403.263.3385 ou à l’adresse [email protected].​


PAR KEN COATES ET SEAN SPEER DU GLOBE AND MAIL​

Le secteur de l’énergie au Canada suscite beaucoup de pessimisme depuis quelque temps. Les prix mondiaux ont chuté, entraînant une forte réduction des investissements et des emplois dans les provinces productrices d’énergie. L’ancien premier ministre de l’Alberta a déploré l’hésitation des gouvernements, l’acharnement des environnementalistes et l’entêtement des Premières Nations, qui contribuent à bloquer l’accès à nos ressources énergétiques.

Sans surprise, il a également affirmé qu’il fallait recadrer l’économie canadienne sur l’ingéniosité plutôt que de parler constamment des ressources.

C’est dire combien le climat actuel est presque aussi sombre que le pétrole brut de l’Alberta.

Il y a pourtant des raisons de rester positif. La tendance à la baisse des prix mondiaux finira pas s’inverser, et il est prévu que la demande mondiale pour les ressources énergétiques canadiennes connaîtra une hausse considérable. Les démarches visant à obtenir l’adhésion des communautés autochtones pour la mise en valeur des ressources continuent de progresser, et les nouvelles idées, comme l’acquisition potentielle de participations en capital par les Premières Nations, offrent la première véritable occasion de partage de la prospérité dans l’histoire du Canada. De plus, les investissements dans de nouvelles technologies et de nouveaux procédés nous permettent d’exploiter notre ingéniosité et de maximiser du même coup les avantages économiques et environnementaux liés à nos ressources. S’ils sont judicieux, nos choix seront garants d’un avenir radieux. Comme l’a fait valoir le ministre des Ressources naturelles : « l’avenir est notre responsabilité ».

Le secteur de l’énergie a été durement touché au cours des derniers mois alors que la chute du prix des produits de base semble se poursuivre. Beaucoup de travailleurs et leurs familles qui sont touchés par le ralentissement font face à des difficultés bien réelles.

Ceux dont le chômage est de courte durée devraient pouvoir profiter de certains programmes gouvernementaux, notamment l’assurance-emploi.

Toutefois, nous aurions tort de délaisser la mise en valeur des ressources comme source importante d’investissements et d’emplois au Canada.

En 2010, le secteur des ressources naturelles représentait près de 20 % de l’activité économique globale, soit 14 % des emplois à l’échelle nationale et près des deux tiers de l’ensemble des investissements et des exportations.

Ces données ne sont pas que de simples statistiques économiques. Dans chaque province et région, les Canadiens et leurs familles doivent saisir l’occasion de mettre en valeur les ressources qui s’y trouvent. Cela est particulièrement vrai pour les communautés autochtones.

La mise en valeur des ressources constitue déjà une source majeure d’emplois directs et indirects pour ces communautés, mais nous n’exploitons qu’une infime partie des avantages potentiels qu’elle recèle. Nous pourrions en faire la pièce maîtresse du développement économique et de l’autosuffisance à long terme. Il existe actuellement plus de 300 ententes sur les répercussions et les avantages conclues entre les communautés autochtones et les sociétés minières seulement. Grâce à ces ententes, des emplois, des formations et des investissements responsables voient le jour.

Ce partenariat économique offre un potentiel de taille. Des données provenant du gouvernement fédéral montrent que l’on peut compter par centaines les projets majeurs d’exploitation de ressources déjà lancés ou à venir au Canada au cours des dix prochaines années. La presque totalité de ces projets touche au moins une communauté autochtone. De plus, les nouveaux modèles en matière de consultation et de collaboration ont le potentiel de les faire avancer et d’apporter aux communautés autochtones des avantages économiques non négligeables.

Citons en exemple une proposition d’étendre aux communautés en question les participations en capital dans des projets d’exploitation de ressources. Cette proposition suscite un soutien grandissant de la part des dirigeants des communautés autochtones, des entreprises et de la sphère politique. Le concept doit être développé plus avant, mais il montre l’existence d’une bonne volonté et d’idées novatrices.

Au Canada, les innovations de pointe dans le secteur des ressources confirment notre statut de leader mondial.

La mise en valeur des ressources est un processus complexe sur les plans technologique et environnemental. Entre 1990 et 2011, les émissions de gaz à effet de serre pour chaque baril produit à partir des sables bitumineux ont été réduites de plus du quart, et il est prévu que cette baisse continuera au cours des prochaines années. Cette amélioration est le résultat direct de l’ingéniosité et du génie technique des acteurs du secteur. Pour garder une longueur d’avance sur la concurrence et gérer notre empreinte carbone dans l’avenir, il nous faut miser sur les sciences de pointe et l’innovation technologique.

Le secteur de l’énergie au Canada traverse une période difficile. Certains sont sceptiques quant à son avenir.

Ce n’est pas notre cas. Le ministre des Ressources naturelles a affirmé que « la mise en valeur de nos ressources, c’est véritablement bâtir notre pays, à un moment charnière de son histoire. » Nous partageons son optimisme.

L’exercice suppose de choisir les bonnes politiques en matière d’impôt, de réglementation et d’environnement. Nous pouvons et devons faire ces choix. C’est une question d’intérêt national, aujourd’hui et demain.

Ken Coates et Sean Speer sont agrégés supérieurs l’Institut Macdonald-Laurier.

SOUMISSIONS: Nous nous félicitons des articles non sollicités. Ils devraient être d'environ 650 mots, argumentative et inclure vos informations d'identification. Si l'article est accepté, vous serez informé dans les trois jours. E-mail: [email protected].

Cet article a été écrit par KEN COATES et Sean Speer de ​ The Globe And Mail et a été légalement autorisé par le réseau NewsCred éditeur.​​