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Changement stratégique dans le secteur canadien des aliments et des boissons

2013-12-10


Si vous avez lu mes deux derniers billets portant sur l’état actuel du secteur des aliments et des boissons, vous aurez sans doute compris que le changement constitue la seule constante. Ceux qui décident de ne pas en tenir compte seront rapidement délaissés par les consommateurs, tandis que ceux qui tirent parti des nouvelles occasions qui cadrent stratégiquement avec leurs objectifs et capacités commerciales prospéreront. Aujourd’hui, nous abordons les principales questions que tout transformateur doit poser afin de conserver une longueur d’avance sur ses concurrents et, au bout du compte, de connaître du succès dans un secteur exigeant.

Se préparer et se protéger

J’ai largement mis l’accent sur les changements dans les habitudes d’achat des consommateurs; toutefois, le changement peut tout aussi bien se produire sur le plan de la transformation, et même entraîner de plus grandes perturbations. Une stratégie de gestion du risque d’entreprise permet d’identifier les principaux risques auxquels vous êtes exposés tout en élaborant un plan d’action en cas d’imprévus. En tant que transformateur bioalimentaire, vous devez d’abord regarder du côté de vos fournisseurs. De quelle façon vous adapterez-vous aux fluctuations des prix des matières premières et des récoltes? Que feriez-vous si l’un de vos fournisseurs cessait ses activités ou n’était pas en mesure de vous fournir ce dont vous avez besoin? Ensuite, étudiez votre clientèle. Quelle part de vos activités est attribuable à votre plus important client? Qu’arriverait-il s’il réduisait sa commande de moitié? Le moment est-il venu de procéder à une diversification?

Évaluer la concurrence

Tous les fabricants d’aliments et de boissons ou presque ont des concurrents. Il est essentiel de se tenir informé des activités de ces derniers. Même si un nouveau produit d’un concurrent n’aura vraisemblablement aucune incidence immédiate sur votre société, évaluez les avantages à long terme que ce produit pourrait lui procurer. La société qui lance un produit unique en premier « s’approprie » souvent cette catégorie de produits, sauf si vous pouvez offrir une solution de rechange qui comporte des avantages supplémentaires, comme un prix réduit, une plus grande valeur nutritive ou un meilleur goût. Si vous êtes le premier à lancer un nouveau produit, il importe d’évaluer les stratégies en matière d’établissement des prix et de la marque, le marché étant inondé de nouvelles options similaires.

Des occasions en constante évolution

Sans égard aux succès que vous connaissez à l’heure actuelle, gardez à l’esprit que ce qui fonctionne aujourd’hui ne fonctionnera pas nécessairement demain. L’adaptation au changement ne signifie pas réinventer la roue, mais plutôt de demeurer au fait des tendances qui cadrent avec vos produits. À titre d’exemple, la teneur nutritive des aliments est une préoccupation croissante pour les gens de tous les âges et de toutes les bourses. Devriez-vous apporter des changements aux processus de production ou aux ingrédients? Si c’est déjà fait, en faites-vous la promotion auprès de vos clients? Les pratiques respectueuses de l’environnement, ou « vertes », sont également prises en compte dans les décisions d’achat. Avez-vous étudié des options plus commodes ou durables en matière d’emballage? Enfin, dans un contexte où des marques mondiales d’aliments pénètrent le marché canadien, avez-vous exploré des occasions d’exporter votre marque sur le marché international?

Une vision globale

Alors que chaque société doit veiller à ses intérêts à l’interne, l’ensemble du secteur canadien des aliments et des boissons doit apprendre à collaborer afin de réagir au changement, de résoudre des questions persistantes et de créer un environnement favorable qui permettra aux producteurs de réaliser leur potentiel. Le secteur doit travailler en étroite collaboration avec le gouvernement en vue d’élaborer une stratégie intégrée tenant compte des effets et des avantages du secteur des aliments et des boissons sur la santé et l’environnement. Collectivement, nous devons nous employer à nous doter d’un ensemble stratégique commun de normes réglementaires, à effectuer des recherches pour aider le secteur dans son intégralité et à lancer une campagne médiatique qui fera connaître efficacement aux consommateurs les avantages du secteur canadien des aliments et des boissons.

L’avenir de notre secteur des aliments et des boissons est prometteur, mais non sans écueils. Ceux qui seront proactifs en matière d’innovation, de collaboration et de réactivité en tireront les plus grandes récompenses.

Pour découvrir comment MNP peut vous aider, communiquez avec un des membres de l’équipe régionale du secteur de la transformation bioalimentaire au Québec : Henry Rosenblum ([email protected]) au 514.861.9724 ou Lucie Chouinard ([email protected]) au 514.228.7841).