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Se préparer à la reprise économique et renouer avec la croissance : un guide pour les petites et moyennes entreprises

2020-07-08


La pandémie n’a épargné aucun secteur ni aucune entreprise, et les PME figurent certainement parmi celles qui ont été le plus durement touchées. La situation est préoccupante non seulement à cause de la menace qui pèse sur les emplois et le patrimoine des actionnaires, mais également parce que les PME constituent un moteur important de la croissance économique, du commerce et de l’innovation au Canada. À mesure que l’économie se remet en marche, serons-nous témoins d’une grave récession ou d’une dépression dans les trois prochains mois? La stratégie adoptée par ces entreprises pour gérer la crise de la COVID-19 et se préparer à affronter l’avenir fera pencher la balance.

Les PME comptent. Elles contribuent de manière décisive au marché de l’emploi, aux activités économiques et aux patrimoines des familles. Bien que les définitions varient, une PME canadienne est normalement décrite comme étant une entreprise qui génère entre 1 M$ et 250 M$ de chiffre d’affaires et qui compte moins de 500 employés. Selon la Banque de développement du Canada (BDC), les PME représentent 99,8 % de toutes les entreprises canadiennes et sont responsables de 54,2 % de la production économique totale du pays. Elles ont des similarités entre elles, mais présentent des besoins qui les distinguent des grandes sociétés et des entreprises à propriétaire unique. Elles sont typiquement exploitées par leur propriétaire dans une seule région et sont concentrées dans des secteurs à forte densité de main-d’œuvre, par exemple la fabrication, la construction, les services aux entreprises, le commerce de gros, la vente au détail et le tourisme.

Data Governance

Toutefois, les PME ne sont ni primitives ni passives. La BDC affirme que 90 % de tous les exportateurs canadiens, ce qui représente 25 % de nos exportations totales, comptent moins de 100 employés. D’un autre côté, les PME sont particulièrement vulnérables aux replis économiques et aux imprévus. Elles manquent souvent de ressources pour rebondir rapidement. En effet, elles ne sont pas aussi avantagées que les grandes sociétés sur le plan du pouvoir de marché, de l’accès aux capitaux, de la diversification des revenus sur plusieurs territoires, d’une direction expérimentée et de la capacité de production.

La COVID-19 a touché durement le secteur de l’exportation et plusieurs PME risquent l’insolvabilité ou subissent une forte baisse des revenus. Bien que l’aide du gouvernement leur permette de souffler un peu, la plupart d’entre elles reconnaissent qu’elle n’est pas durable. Dans plusieurs cas, elle ne suffit pas à maintenir les activités d’exploitation ni à retrouver les perspectives de croissance d’avant la pandémie.

Pire encore, elles voient d’autres risques d’affaires qui surgissent. Les autorités de santé publique avertissent qu’une deuxième vague de COVID-19 surviendra dans les six prochains mois. Une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine n’est pas impossible, et entraînera une augmentation des coûts des intrants et réduira l’accès au marché. Enfin, les PME peuvent voir leurs propres partenaires des chaînes d’approvisionnement et intermédiaires déclarer faillite ou se tourner vers de nouveaux marchés, puisqu’ils tentent eux aussi de surmonter les effets de la pandémie et de la récession.

La plupart des chefs d’entreprise avec lesquels nous nous sommes entretenus se sont ajustés et ont commencé à explorer des façons de relancer leur croissance et d’améliorer leur résilience opérationnelle. Le défi est de comprendre les changements et leurs répercussions sur leur futur environnement d’exploitation. Voici quelques-uns des éléments appelés à évoluer que nous avons pu recenser :

  • La possibilité d’une importante baisse de la demande des consommateurs en raison d’un taux de chômage plus élevé, d’une augmentation potentielle des impôts et d’une baisse des revenus disponibles;
  • Une réduction du capital disponible pour investir et des fonds de roulement pour les entreprises dont le bilan est faible;
  • Des changements fondamentaux dans le comportement des consommateurs, notamment le recul de la demande globale et le virage électronique.
  • La possibilité d’un manque important de main-d’œuvre dans certains secteurs et régions, ainsi que pour des postes exigeant des compétences bien précises (malgré le taux de chômage élevé) entraîné par la pandémie, la migration interne entre régions et les restrictions sur l’immigration;
  • Les pratiques changeantes à l’égard du travail, de la présence au bureau et des déplacements, ainsi que leurs répercussions sur le développement des affaires, la gestion des infrastructures, le service à la clientèle et la définition des rôles.

Que peuvent faire les PME aujourd’hui pour stabiliser leurs activités et se positionner pour un avenir sous le signe de la croissance? Voici des étapes que vous pouvez suivre dès maintenant pour guider votre entreprise vers la réussite.

  1. Comprendre en profondeur votre situation financière, tant sous l’angle des flux de trésorerie que du bilan financier. Vous aurez besoin d’informations précises et à jour pour prendre des décisions importantes.
  2. Revoir les besoins des clients et des partenaires, car ils peuvent avoir changé. Par exemple, les clients risquent de réduire leurs achats dans certaines catégories, les reporter ou même les abandonner.
  3. Revoir votre modèle opérationnel. La capacité d’adapter les activités rapidement et efficacement sera importante lorsque l’économie reprendra du galon. Les entreprises devraient considérer de nouvelles approches opérationnelles comme l’impartition d’activités secondaires et la création de partenariats stratégiques avec d’autres PME qui offrent des services complémentaires.
  4. Accélérer le virage numérique. Même si cette tâche peut s’avérer pénible, le moment est idéal pour automatiser les activités courantes et manuelles, mais aussi pour favoriser des activités et la création de valeur en ligne. L’utilisation d’analyses poussées de données peut notamment améliorer la prise de décisions, optimiser les dépenses et encourager de meilleures relations avec les clients.
  5. Moderniser vos chaînes d’approvisionnement pour renforcer la résilience et réduire le risque opérationnel. Les chefs d’entreprise prudents devraient chercher à diversifier leur bassin de fournisseurs, en misant sur des joueurs locaux.
  6. Faire de la gestion de talents une priorité. L’agilité opérationnelle requise en ces temps difficiles lève le voile sur la nécessité d’une main-d’œuvre compétente et flexible. Les entreprises devraient mettre l’accent sur les compétences générales et technologiques lors du recrutement et revoir leurs plans de formation et de relève.
  7. Explorer les marchés inexploités. Les entreprises qui doivent faire face à un environnement de récession devraient envisager de nouveaux marchés qu’elles pourraient pénétrer avec les stratégies, les marques, les capacités et les produits existants. Pensons à une expansion géographique ou à une augmentation de la part de portefeuille des clients actuels.
  8. Être réaliste. Votre entreprise exerce peut-être des activités dans des secteurs comme le tourisme, le divertissement ou la vente au détail, qui risquent ne pas revenir à ce qu’ils étaient avant la COVID-19. Le temps est peut-être venu d’entreprendre une nouvelle démarche stratégique.

Élaborer un plan de redressement ne devrait pas être un défi à relever seul. MNP est prêt à appuyer les entreprises dans l’exploration de possibilités et l’analyse de la voie à suivre. Pour en savoir plus, communiquez avec Mitchell Osak, MBA, associé, au 416.263.6985 ou [email protected]


Pour en savoir plus, consultez COVID-19 : le portail d’information et de conseils de MNP.

Vous y trouverez des stratégies et des outils pour aider votre entreprise à affronter la crise du coronavirus, à demeurer résiliente et à bien planifier la reprise de ses activités.