""

Comment rebâtir la culture de votre entreprise après la pandémie?

Comment rebâtir la culture de votre entreprise après la pandémie?

Résumé
3 minutes de lecture

Au début de la crise sanitaire, les chefs d’entreprise ont été contraints de se tourner vers le télétravail à temps plein. Ils craignaient alors, à juste titre, que leur culture organisationnelle en pâtisse. Or les anciens schémas ont fait leur temps et faire machine arrière n’est plus envisageable. En effet, la plupart des employés manifestent le souhait, voire l’exigence, de travailler en mode hybride. Pour rebâtir et conserver une culture d’entreprise positive, il vous faudra solliciter l’avis de votre équipe, repenser la nature de votre lieu de travail, définir avec soin les tâches à accomplir en présentiel, et élaborer des politiques et processus hybrides à la fois justes et transparents.

Comment remettre sur pied une culture d’entreprise essentielle en contexte postpandémique? Il est parfaitement possible de créer un lieu de travail plus intelligent, plus productif et plus épanouissant si l’on s’y attelle avec volonté et détermination.

Au début de la crise sanitaire, les chefs d’entreprise ont été contraints de se tourner vers le télétravail à temps plein. Ils craignaient alors, à juste titre, que leur culture organisationnelle en pâtisse. Or les anciens schémas ont fait leur temps et faire machine arrière n’est plus envisageable. En effet, la plupart des employés manifestent le souhait, voire l’exigence, de travailler en mode hybride.

Pour rebâtir et conserver une culture d’entreprise positive, il vous faudra solliciter l’avis de votre équipe, repenser la nature de votre lieu de travail, définir avec soin les tâches à accomplir en présentiel, et élaborer des politiques et processus hybrides à la fois justes et transparents.

Comment rebâtir la culture de votre entreprise après la pandémie?

En mars 2020, le monde du travail tel qu’on le connaissait s’est arrêté net. Dès lors, les employeurs ont dû s’adapter à un changement culturel inédit et massif, sans même pouvoir planifier la nature ni le rythme de cette transition. Les organisations qui en ont eu le luxe se sont orientées vers le télétravail à plein temps, misant à marche forcée sur la productivité de leur personnel dans cette situation jamais vue. Quant aux employés, ils ont rivalisé de créativité pour faire cohabiter sous un même toit sphères professionnelle et privée.

Tout le monde ne s’en souvient peut-être pas aujourd’hui, mais ce brusque changement de cap s’est plutôt bien déroulé dans l’ensemble. Il est vrai que certaines personnes ont eu du mal à apprivoiser le travail à distance, en particulier celles vivant en colocation ou ayant des enfants en bas âge. Mais la formule a globalement séduit les employés, ravis de s’épargner des trajets éreintants et d’accéder à une forme nouvelle de liberté vestimentaire. Et le travail n’en a pas souffert pour autant!

Règle générale, la confiance et la sollicitude ont été de mise durant la première année de la crise sanitaire. Mais cet état de grâce s’est révélé, à bien des égards, éphémère. Dès la deuxième année, il a en effet cédé la place à une fatigue généralisée liée à la pandémie. Les marques de bonne volonté entre les entreprises et leur personnel se sont alors étiolées au gré des démissions et des tentatives des employeurs pour redresser la barre. Certaines organisations ont même commencé à tenir la productivité de leurs employés pour acquise, leur laissant le sentiment de ne pas être reconnus et appréciés à leur juste valeur.

Les défis de la culture d’entreprise dans la « nouvelle réalité »

Tout retour en arrière est aujourd’hui inconcevable. La plupart des travailleurs s’y sont d’ailleurs montrés fermement opposés. C’est pourquoi la grande majorité des entreprises canadiennes qui le peuvent proposent à leur personnel un mode de travail hybride. Parallèlement, très peu d’employeurs ont décidé d’imposer à leurs équipes un retour à temps plein au bureau.

Mais de nombreux chefs d’entreprise se montrent préoccupés par l’étiolement de leur culture organisationnelle du fait de la raréfaction du travail en présentiel dans cet environnement postpandémique.

Certes, le caractère précieux, voire irremplaçable des interactions sociales en personne ne fait pas débat. Mais la pandémie a clairement mis à mal plusieurs théories bien ancrées sur la coopération en entreprise. Par exemple, télétravail et productivité peuvent parfaitement faire bon ménage. En outre, le travail à distance favorise dans certains cas l’égalité des chances et l’inclusion, notamment pour les personnes handicapées. Il permet également de tisser des relations nouvelles et d’élargir le champ des possibles, en s’affranchissant des distances et des barrières géographiques.

Bien souvent, les membres du personnel les plus talentueux et chevronnés se voient proposer plusieurs modes de travail et profitent d’une grande souplesse de la part de leur employeur. Mais ce sont les personnes occupant des postes de niveau intermédiaire ou débutant qui font le plus fréquemment l’objet de pressions afin de retourner au bureau. Les entreprises ont peut-être là manqué l’occasion de tisser une relation plus saine avec leurs travailleurs.

Et c’est précisément toute la problématique de la période qui s’ouvre : comment les employeurs vont-ils réussir à remettre sur pied une culture de travail fructueuse?

Bâtir une culture d’entreprise à la fois saine et stable

En vue de mener à bien cette démarche, il convient tout d’abord de se remémorer les premiers mois de la pandémie pour renouer avec le climat de collaboration et d’écoute qui régnait alors. À l’époque, un véritable dialogue avait effectivement été instauré, sans qu’on semble se rappeler comment.

En outre, il est important de se rendre à l’évidence : les facultés d’adaptation des employeurs et des employés seront encore mises à rude épreuve. Il vous faut donc évaluer le travail à accomplir, faire le point sur l’état d’esprit de votre équipe et relancer avec elle un dialogue fécond. Le temps passé ensemble vous aidera à bâtir une culture de travail positive et à la conserver. Toutefois, la présence sur place est-elle tout le temps nécessaire? Quand l’est-elle et quand ne l’est-elle pas?

Avant la pandémie, l’un des clients de MNP a fait l’acquisition d’une entreprise qu’il a commencé à intégrer tout en douceur à ses activités. Toutefois, au cours de la deuxième année, il a progressivement constaté que sa culture organisationnelle s’essoufflait. Il a alors demandé à son personnel de revenir travailler au centre-ville deux fois par semaine. Par contre, avant d’appliquer cette décision, il a abondamment échangé avec ses employés et a privilégié la voie de l’écoute et de la bienveillance pour cerner les priorités de chacun.

Désormais, il s’assure de tirer parti de toute journée passée au bureau par les membres de son équipe. Il en profite par exemple pour les réunir autour d’un café ou pour solliciter leur avis sur le budget. En somme, il veille chaque fois à mettre à profit le temps de travail en présentiel de son personnel. L’espace a en outre été repensé pour être adapté aux nouvelles méthodes de travail en vigueur. Le bureau est aujourd’hui un lieu agréable où l’on souhaite s’attarder.

Cependant, les normes culturelles au sein des entreprises avaient commencé à évoluer bien avant la pandémie de COVID-19. Et les enjeux ne se cantonnent pas à la simple question de la mobilisation du personnel. La culture englobe en fait toutes les facettes du travail en entreprise : systèmes, processus, modes de communication et d’expression, et type d’environnement. L’ancien style de gestion fondé sur le commandement et le contrôle est depuis longtemps sur le déclin, mais il a fait un retour inopiné au sein de certaines organisations qui souhaitaient désespérément attirer leurs employés au bureau après la pandémie.

De nos jours, les travailleurs du savoir ont pourtant besoin de comprendre les raisons qui motivent chaque décision. Si des membres de l’équipe pensent produire le même travail tout en s’épargnant certaines contraintes et dépenses liées aux transports, à l’habillement et à l’alimentation, il vous incombe donc de les convaincre du bien-fondé d’un éventuel retour en arrière. Tout le défi consiste alors à leur faire adopter ces changements de leur plein gré, uniquement s’ils sont nécessaires, en mettant leur raison et leur instinct à contribution. Et dans de nombreux cas, ils vous feront part de précieuses idées afin d’améliorer le flux de travail et les résultats.

C’est en renouant avec la confiance apparue spontanément dans les premiers jours de la pandémie que vous parviendrez à trouver une solution. Et pour vous tirer au mieux de cet exercice, vous devrez avec votre équipe de direction faire le pari de l’ouverture d’esprit, de la transparence, de la communication et de la reconnaissance des efforts de votre personnel.

Ce que MNP peut faire pour vous aider

Souvent, les petites entreprises ne disposent pas à l’interne de l’expertise nécessaire pour concevoir de nouvelles méthodes de travail. D’ailleurs, même les organisations de plus grande taille font appel à des spécialistes afin de mettre en place une réflexion efficace en la matière. Chez MNP, nous conseillons d’innombrables organisations dans les domaines de l’échange de données informatisé et de l’accessibilité, et nous les aidons à penser leur lieu de travail autrement. À la lumière de consultations, de sondages et d’une évaluation méticuleuse de votre culture organisationnelle, nous mettons au point avec vous des solutions adaptées à votre entreprise.

D’ailleurs, les solutions toutes faites n’existent pas : elles sont toujours dictées par votre culture organisationnelle. Le secret de leur succès réside dans une démarche volontaire, fondée sur le respect mutuel.

Contactez nous

Pour en savoir plus, veuillez contacter Mary Larson, MBA, ICD.D.

Points de vue

  • 23 février 2024

    Marketing RH 2.0 : Évolution des pratiques dans la course aux talents

    Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale dans un rapport de 2022  projetait une pénurie de main-d'œuvre jusqu'en 2031, à moins d'un ralentissement économique significatif; le paysage professionnel se trouve à la croisée des chemins.

  • 23 février 2024

    Vérifications fiscales : les éléments à prendre en considération

    Si vous faites l’objet d’une vérification fiscale de la part des Agences, il y a certaines mesures que vous pouvez mettre en place afin de (1) minimiser les efforts ainsi que le temps investi et (2) réduire le risque de nouvelle cotisation. En voici quelques-unes.

  • 20 février 2024

    Les signes avant-coureurs de l’insolvabilité : savoir les reconnaitre afin d’éviter la catastrophe

    Dans un contexte d’incertitude économique, d’inflation et même de ralentissement économique, il est primordial pour les entrepreneurs de savoir reconnaitre les signes avant-coureurs de l’insolvabilité. Pierre Marchand, associé dans la firme MNP et vice-président au sein de l’équipe de restructuration et de redressement d’entreprise, détaille quelques-uns de ces signes à identifier.